Pierre DURAN CAMPANA

de l'information à la connaissance …

La génération Y : accélérateur de compétences et de savoir ?

Pour nos chères têtes blondes, il est régulièrement question du contrôle de connaissances. Est-ce seulement à l’école que sont extraites les connaissances issues du savoir ? Quel est le processus ? Cela suffit-il pour en faire des compétences ? Que nous réserve la génération Y ?

Nous n’avons pas tous les mêmes difficultés avec la websphère, qui nous inonde d’informations, pour en faire le tri, pour les transformer en connaissances. Pourtant toutes ces connaissances restent inutiles si elles ne permettent pas de développer des compétences. Mais quel est donc la différence entre connaissances et savoir ? Entre savoir et compétences ?

La connaissance :

  • Comme le savoir, la connaissance est appelée par les Anglo-saxons « Knowledge ». Ainsi, le Knowledge Management est autant une Gestion des Savoirs qu’une Gestion des Connaissances. C’est cependant très différent de gérer des connaissances ou de gérer un savoir !

Une connaissance est une combinaison d’informations associées à un contexte, à un modèle et à une interprétation (lire ceci).

La notion  d’interprétation impose une approche individuelle des connaissances ; rendant difficile le traitement automatique sans une sémantique utilisant des référentiels cohérents dans un contexte déterminé. Chaque connaissance serait le résultat d’interprétation, d’expérimentation et pourrait donner lieu à une formalisation respectant un modèle. Une connaissance est vérifiable et ré-utilisable.

Ex :

  • Le crâne humain et celui des grands singes sont très proches,
  • L’analyse de l’évolution des humanoïdes et l’analyse de l’évolution des singes montrent des points de similitudes,
  • DARWIN a décrit dans sa « théorie de l’évolution »  le processus de sélection naturelle

Malgré de nombreuses critiques, cette théorie est devenu une connaissance : l’homme descend du singe !

Comment définir la notion de savoir ?

Un savoir est constitué d’un ensemble de connaissances. C’est donc une somme d’interprétation qui permet de construire un savoir.

L’homme descend du singe est une composante du savoir traitant de « l’origine de l’humanité ». La construction d’un savoir c’est l’agglomération de connaissances autour d’une notion plus large.

Nos têtes blondes reçoivent un enseignement qui extrait d’un savoir un certain nombre de connaissances adaptées à la progression de leurs apprentissages. Les contrôles qui en résultent permettent de vérifier si ces fragments de savoirs ont été assimilé (peuvent être reproduits).

Il faut prendre garde à ce que le savoir ne s’appuie pas sur des croyances : « L’homme descend de Adam et Eve ». Savoir et croyance s’opposent, un savoir ne pouvant provenir d’une croyance puisqu’un savoir doit être vérifiable.

Et la compétence ?

Une compétence est une connaissance que l’on intègre à la réflexion et/ou à l’action. C’est la mise en œuvre d’une partie de savoir dans la réalisation d’une tâche.

La notion de mise en œuvre montre combien il est fondamental, pour que des compétences se développent, qu’elles soient en action. On comprend ainsi l’efficacité de l’apprentissage, de l’alternance, de la formation action, bref : toutes les formes d’acquisition de connaissances qui permettent une mise en situation.

Et comment fonctionne la génération Y ?

Cette génération du Zapping est une grande consommatrice d’informations, ne capitalisant (transformation en connaissances) qu’une petite partie de ce qu’elle lit à longueur de journée sur la toile.

Ces connaissances, qu’ils ont acquises et qui portent sur des savoirs parfois non formalisés par l’apprentissage scolaire, permettent l’apparition de nouvelles compétences.

C’est cette particularité bien spécifique aux nouveaux modes d’information des « digital nativ » qui fait de la génération Y « une sacré opportunité » pour faire évoluer les compétences au delà des savoir/savoir-faire établis.

Espérons que les savoir-être sauront également progresser dans ce bouillon évolutif.

DARWIN a écrit : « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements. »

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Cette entrée a été publiée le 17 avril 2019 par dans Compétence, Connaissance, et est taguée , , , .